Sur les traces de la catacombe juive de Vigna Randanini

Image catacombe

Sur les traces de la catacombe juive

de Vigna Randanini

par Marie-Laure REBORA


Elsa Laurenzi, La catacomba ebraica di Vigna RandaniniRome (Italie), Gangemi Editore, 2014.


Rares sont ceux qui connaissent l’existence de catacombes juives antiques à Rome ; pourtant, celles-ci constituent l’un des témoignages les plus révélateurs de l’existence de communautés diasporiques en Italie, et au sein même de la capitale de l’Empire romain. Elles nous permettent, en effet, d’envisager l’histoire des Juifs italiens, et plus précisément de la communauté romaine, sur une longue durée, tout en nourrissant une réflexion plus large sur le concept même de diaspora et le rapport des Juifs habitant en dehors d’Eretz Israël à leur judéité. Dans son ouvrage, Elsa Laurenzi (docteur de recherche en archéologie classique/ »dottore di ricerca » à l’Université de la Sapienza -Rome-) , retrace, dans un style simple alliant une approche archéologique fine et une volonté de vulgarisation, l’histoire méconnue de l’une de ces catacombes juives romaines, celle de Vigna Randanini, découverte en 1859 par Ignazio Del Frate et Giuseppe Randanini, en un temps où Rome était encore entièrement sous autorité pontificale, laquelle encourageait les fouilles archéologiques.

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Connaître la diaspora juive par ses catacombes

Ce livre s’inscrit dans un champ plus ample d’études consacrées à la diaspora romaine, et plus particulièrement à ses catacombes, au cours de ces dernières années : on citera par exemple l’excellent corpus d’inscriptions juives d’Europe de l’Ouest de David Noy, travail de grande envergure et d’importance pour les historiens, puisque les catacombes romaines regorgent d’épitaphes qui apportent des informations concernant le fonctionnement de la communauté ainsi que le rapport des défunts à leur identité juive, mais aussi les nombreuses études archéologiques de Cinzia Vismara, qui s’est très tôt intéressée à l’existence de ces catacombes comme marqueur d’une forte présence juive dès la Rome antique.
Cet ouvrage très accessible, qui séduira autant les chercheurs que les curieux, a l’avantage de présenter les divers angles d’étude qui se sont développés autour de la thématique des catacombes romaines, que ce soit l’étude des inscriptions ou encore l’étude des fresques et mosaïques, présentes en grand nombre et dont E. Laurenzi offre au lecteur de très belles photographies en couleur qu’apprécieront les amateurs d’art. La grande thèse défendue par E. Laurenzi, laquelle reprend également les observations de ses prédécesseurs, est le caractère juif apparent et marqué de ce complexe funéraire, fait qui, à première vue, peut paraître d’autant plus étonnant -et n’a de fait pas manqué d’étonner les premiers fouilleurs soutenus par le pape- que la catacombe de Vigna Randanini se situe sur la via Appia, dans une aire archéologique nettement identifiée au XIXème siècle comme chrétienne, de par la proximité des catacombes de Saint-Sébastien, Saint-Calixte et Saint-Prétexte. D’ailleurs, le terme même de catacombe est le plus souvent associé aux images bien connues des catacombes chrétiennes et à l’art paléochrétien qui y connut un plein essor ; la découverte de Vigna Randanini est en ce sens à l’origine d’un véritable tournant, que viendront confirmer les découvertes ou redécouvertes des autres catacombes juives actuellement connues (Monteverde, Villa Torlonia, Vigna Cimarra et Via Labicana). 

Une histoire mouvementée

Comme bon nombre de monuments antiques, cette catacombe, fragile témoin d’une présence juive plus que millénaire dans la Ville Éternelle, a subi les outrages du temps et des hommes. E. Laurenzi revient sur les grands événements qui ont jalonné cette histoire mouvementée. Utilisée comme lieu de sépulture sur une période s’échelonnant du IIème au IVème siècle ap. J.-C., avec une période faste entre le IIIème et le IVème siècles qui correspond au développement des sarcophages et à la datation de la majeure partie des inscriptions, la catacombe de Vigna Randanini cessa complètement son activité sans doute au cours du Vème siècle et devint dès lors la proie des pilleurs, à l’origine de destructions importantes dans plusieurs de ses régions. Négligée pendant des siècles, elle ne ressortit de l’oubli qu’en 1859, lorsqu’ayant obtenu l’autorisation des autorités pontificales de procéder à des fouilles dans cette zone de la Via Appia, Ignazio Del Frate et Giuseppe Randanini mirent à nu une partie de cet immense complexe funéraire. Les fouilles se poursuivirent ensuite, interrompues par les difficultés financières de Randanini qui en fut le propriétaire pendant un temps. La catacombe connut divers propriétaires particuliers, avant d’être administrée, après le Concordat signé entre l’Etat italien et le Vatican et jusqu’à sa révision en 1984, par la Pontificia Commissione di Archeologia Sacra, qui planifia une série de travaux de restauration, après les dommages subis par le complexe au cours de la Seconde Guerre mondiale, plusieurs des galeries de la catacombe ayant servi d’abri anti-bombardement. D’autres travaux ont été entrepris plus récemment, entre 2001 et 2002, par le nouvel organisme chargé de la gestion du site, la Soprintendenza Archeologica di Roma, qui a toutefois jugé l’état de conservation du monument globalement satisfaisant.

La catacombe, telle que nous la connaissons aujourd’hui, est donc le fruit de ces divers apports chronologiques, dommages commis par les pilleurs et les bombes, vagues de restauration, dès la période antique et jusqu’à nos jours, sans parler des transformations et élargissements (creusement de nouvelles galeries, réutilisation d’espaces antérieurs etc.) entrepris tout au long de sa période d’utilisation, si bien qu’il paraît presque impossible de pouvoir reconstituer très exactement son état originel du début du IIème siècle. Chacun de ses 18 000 m2 de galeries et tunnels porte donc la marque de cette superposition d’époques, si bien qu’une datation fine des différents objets archéologiques retrouvés s’avère souvent extrêmement compliquée.

Un complexe funéraire hétérogène

Ces différentes phases d’appropriation du site de Vigna Randanini, au cours de sa période d’utilisation, ont, comme le souligne E. Laurenzi, contribué à la grande richesse de cette catacombe, dans laquelle cohabitent diverses pratiques funéraires -dont certaines sont typiquement juives, tandis que d’autres se retrouvent ailleurs dans le monde antique polythéiste-, auxquelles sont associées des représentations artistiques variées. La grande caractéristique de Vigna Randanini, par rapport à d’autres sites analogues, est donc son extrême hétérogénéité qui en fait une sorte d’agglomérat d’îlots à l’origine développés indépendamment les uns des autres :

« Le cimetière a un agencement apparemment dépourvu d’un schéma unitaire et semble composé d’aires presque « programmatiquement » diverses, avec des noyaux particulièrement caractérisés, pour lesquels on peut imaginer des origines indépendantes. /Il cimitero ha un assetto apparentemente privo di uno schema unitario e sembra composto di aree quasi « programmaticamente » diverse, con nuclei peculiarmente caratterizzati, per i quali si possono immaginare origini indipendenti» (p. 32). 

Parmi les différentes typologies funéraires qui permettent de distinguer ces « aires presque « programmatiquement » diverses », les plus fréquentes, selon E. Laurenzi, sont les loculi (niches funéraires simples, de forme rectangulaire, creusées dans le tuf en sens parallèle par rapport à la direction des galeries et souvent dépourvues de décoration), les arcosolia (niches à l’inverse semi-circulaires, comprenant un arc creusé au-dessus du cercueil) et les kôkhim (cavités rectangulaires creusées perpendiculairement aux parois de la chambre funéraire pour contenir le corps du défunt). Ces trois pratiques funéraires majoritaires au sein du complexe mettent à jour plusieurs usages habituels parmi les Juifs de Rome, dont certains (loculi et arcosolia) étaient très répandus dans l’ensemble du monde romain et témoignent donc d’une acculturation de la communauté juive, tandis que les kôkhim renvoient aux coutumes d’inhumation de la Judée et de la Galilée à partir de la période du Second Temple -on peut par exemple penser à la nécropole de Beth She’arim (Galilée), qui abrite un grand nombre de kôkhim– et donc à un univers plus spécifiquement juif.

Cette opposition non frontale entre univers juif et culture gréco-romaine se retrouve encore plus dans les quelques sarcophages et fragments de sarcophages en terre cuite et en marbre découverts à Vigna Randanini, lesquels présentent un vif intérêt. En effet, E. Laurenzi note que seul un sarcophage exhibe des attributs mettant en évidence l’identité juive du défunt : il s’agit du sarcophage dit des palmes, aujourd’hui conservé à Berlin, sur lequel apparaissent quatre palmes sur la face frontale, une menorah sur le panneau central et, sur les panneaux latéraux, un chofar, un etrog et des loulavime, symboles cultuels en revanche très souvent présents sur les épitaphes portant le nom des défunts. Les autres sarcophages retrouvés arborent quant à eux des motifs décoratifs fréquents sur les sarcophages païens, tels que des Muses qui renvoient à la mystique néo-platonicienne ou encore des décors à masques, lesquels évoquent l’univers dionysiaque. L’usage des sarcophages, bien qu’existant en Palestine (notamment en Galilée), s’accroît surtout au contact du monde gréco-romain et s’inscrit dans un véritable courant de mode funéraire au sein des élites romaines et méditerranéennes sous domination romaine, entre le IIème et le Vème siècle ap. J.-C. Les élites juives, en ce sens, ne diffèrent pas des autres notables. E. Laurenzi rapproche les sarcophages en marbre à motifs païens des sarcophages occidentaux /sarcofagi ‘occidentali’ (p. 70), type de sarcophages le plus courant à cette époque, et va jusqu’à considérer qu’ils étaient produits en série dans des ateliers païens, ce qui pourrait, selon elle, expliquer l’absence de motifs religieux, lesquels pouvaient sans doute être rajoutés sur commande. Toutefois, elle relève l’absence de portraits, pourtant très fréquents sur les sarcophages romains, ce qu’elle rattache à l’interdit du Livre de l’Exode (Exode, 20, 4-5) concernant l’art figuratif, et plus particulièrement les représentations d’êtres humains. L’acculturation des élites juives dont font montre ces sarcophages ne va donc pas à l’encontre du respect des commandements de la Torah : E. Laurenzi parle d’une « intégration culturelle, mais dans les limites de la foi religieuse integrazione culturale, pur nei limiti della fede religiosa »(p. 71), et insiste sur l’importance de cette pratique qui fait connaître l’existence d’une véritable élite au sein de la communauté juive, l’achat de sarcophages en marbre étant particulièrement onéreux. Un parallèle pourrait être établi avec les élites juives reposant dans les sarcophages de Beth She’arim, afin d’élargir la réflexion à l’ensemble du monde juif (voir l’ouvrage de Steven Fine dans la bibliographie indicative).

Des catacombes entièrement juives ?

La question même des décors et de la représentation, l’une des questions les plus débattues dans l’étude du judaïsme antique, a amené les chercheurs à s’interroger sur le caractère juif de certaines parties de la catacombe de Vigna Randanini, et plus précisément de certains cubicula (chambres funéraires). En effet, si l’identité juive des défunts inhumés dans le cubiculum dit de la Menorah, l’un des premiers à être découverts dès les fouilles du XIXème siècle, ne saurait être remis en cause, la question s’est posée concernant l’un des plus célèbres, car sans doute le plus richement orné, cubicula de Vigna Randanini, le cubiculum dit des Pégases. 

Comme son nom l’indique, ce cubiculum présente deux Pégases, sur les panneaux des deux côtés de l’entrée, représentés rampants. D’autres motifs mythologiques interviennent, comme une Nikè (victoire) ailée ou une figure interprétée comme étant soit la déesse de l’abondance soit Tychè, la déesse grecque du destin. On peut aussi y contempler des figures animales, dont un grand nombre d’oiseaux, notamment un coq, une poule et plusieurs paons majestueux, ainsi que des éléments végétaux typiques, tels que des guirlandes de fleurs, des rameaux et des couronnes, qui confèrent au lieu une atmosphère de locus amoenus et renverraient aussi, selon E. Laurenzi, par des symboles ésotériques complexes, à l’ordre cosmique. On comprendra donc aisément pourquoi la décoration atypique de ce cubiculum a posé problème quant à son rattachement au reste de la catacombe, clairement identifié comme de caractère hébraïque. D’un autre côté, la présence de deux kôkhim au sein de la structure venait rajouter quelque difficulté à une éventuelle identification païenne.

Le problème a été résolu en faveur d’une origine païenne du cubiculum en raison de questions de datation, soulevées par C. Vismara et E. Laurenzi. Les motifs décoratifs précédemment énumérés correspondent en effet à une période antérieure aux autres motifs présents dans la catacombe et réalisés sur enduit, obtenue par comparaison avec d’autres catacombes, notamment chrétiennes, très précisément selon E. Laurenzi les années 230 ap. J.-C. L’hypothèse d’E. Laurenzi est donc qu’il s’agirait d’un secteur païen qui se serait développé de manière autonome, avant d’être englobé dans la catacombe au moment de son agrandissement, après acquisition du lot. Les kôkhim auraient alors été rajoutés à la structure, sans que la décoration ait été modifiée dans le but de lui conférer un caractère davantage juif. Le cubiculum des Pégases nous livre donc un bel exemple de superposition d’époques différentes qui finissent par se confondre ainsi que d’une technique très prisée dans le monde antique, juif et non juif, celle du réemploi de structures funéraires antérieures, lesquelles peuvent connaître plus ou moins d’aménagements en fonction des goûts des nouveaux propriétaires.

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En conclusion, la catacombe de Vigna Randanini, à travers ses réalisations architecturales, artistiques et épigraphiques, offre un magnifique panorama des interactions culturelles existant entre les Juifs de la diaspora romaine et le monde romain polythéiste les entourant, permettant de repenser, notamment en passant par une réflexion sur la représentation, les rapports entre Juifs et païens.  On dépasse ainsi l’ opposition frontale et binaire et on se place plutôt dans l’optique d’un syncrétisme culturel, perceptible à travers l’appropriation, entre autres par les élites, de la culture gréco-romaine qui n’empêche pas le maintien d’une forte identité juive, rappelée par des motifs cultuels et par les noms inscrits sur les épitaphes des défunts. Les Juifs de Rome devaient donc se considérer, si l’on en croit leurs sépultures, comme de parfaits Juifs romains ou Romains juifs, l’un n’excluant jamais l’autre.

Plusieurs mystères entourant cette catacombe restent encore à lever : tout d’abord, la question de l’acquisition par la communauté juive de lots de terrain ayant permis l’élaboration de la catacombe, mais aussi le fait de savoir si les sépultures étaient attribuées à des communautés ou bien à des individus, ce qui renvoie à l’épineux problème de l’organisation communautaire des Juifs de Rome… La catacombe de Vigna Randanini n’a pas encore livré tous ses secrets…


Bibliographie 

  • Steven Fine, Art and Judaism in the Greco-Roman World: Toward a New Jewish Archaeology, Cambridge (Royaume-Uni), Cambridge University Press, éd. révisée de 2010.
    S. Fine interroge le rapport problématique du judaïsme à l’art, depuis l’interdit biblique de la représentation énoncé dans l’Exode et montre combien ce rapport était bien plus ambivalent que ce que cet interdit pourrait laisser présager, à partir, notamment, de l’étude de sarcophages présents dans les catacombes de Rome et de Galilée (notamment à Beth She’arim), reconstituant ainsi l’histoire du judaïsme antique à travers ses formes de représentation.
  • Martin Goodman, Jews in the Graeco-Roman World, Oxford (Royaume-Uni), Oxford University Press, 1998.
    Ce recueil d’articles de chercheurs renommés propose, à travers des thèmes aussi divers que la famille des Tobiades, les rites funéraires, la structure de la communauté juive de Rome ou encore le rapport du judaïsme rabbinique au sexe, une belle réflexion sur la place des Juifs au sein d’un monde antique polythéiste, entre intégration et malentendus, ainsi que sur les interactions culturelles entre Juifs et « païens ».
  • Elsa Laurenzi, Le catacombe ebraiche : Gli Ebrei di Roma e le loro tradizioni funerarie, Rome (Italie), Gangemi Editore, 2016.
    Cet ouvrage présente une étude plus étendue de la communauté juive de Rome et de ses coutumes funéraires, tout en recontextualisant précisément la présence juive dans la Rome antique. Une version traduite en anglais, sous le titre Jewish Catacombs. The Jews of Rome : funeral rites and customs, existe également.
  • Harry Joshua Leon, The Jews of Ancient Rome, Philadelphie (Etats-Unis), The Jewish Publication Society of America, 1960, Collection « The Morris Loeb Series ».
    Bien qu’un peu daté, l’ouvrage de Leon reste une référence dans l’étude de la communauté juive de Rome, de son développement, de ses symboles aussi bien que dans l’étude des noms des Juifs de cette époque.
  • David Noy, Jewish Inscriptions of Western Europe, Volume 2 : The City of Rome, Cambridge (Royaume-Uni), Cambridge University Press, 1995.
    Cet ouvrage est le résultat d’un long travail collectif d’une équipe de chercheurs regroupés autour de l’Université de Cambridge, visant à la publication de l’ensemble des inscriptions juives d’Europe et d’Egypte. Si l’inscription présentée en tête de cet article a éveillé votre curiosité pour l’épigraphie juive antique, vous pourrez y découvrir toutes les autres épitaphes retrouvées à Vigna Randanini ainsi que dans les autres catacombes juives de Rome.
  • Leonard Rutgers, The Jews in Late Ancient Rome : Evidence of Cultural Interaction in the Roman Diaspora, Leiden (Pays-Bas), Brill, 1995, Collection «Religions in the Graeco-Roman World » (vol. 126).
    Dans cette étude actualisée, L. Rutgers revient sur les analyses de Leon qu’il approfondit et parfois récuse à la lumière de nouvelles données. A la suite de Leon, il s’inscrit dans l’idée de véritables échanges culturels entre l’univers polythéiste gréco-romain et l’univers de la diaspora juive romaine.
  • Cinzia Vismara, Le catacombe ebraiche di Roma venticinque anni dopo. Palinodie, revisioni, nuove linee di ricerca in Marco Palma, Cinzia Vismara, Per Gabriella. Studi in ricordi di Gabriella Braga, IV, Cassino (Italie), Edizioni Universita’ di Cassino, 2013.
    C. Vismara nous livre une synthèse passionnante de l’ensemble de ses recherches menées pendant plus de vingt ans sur les catacombes de Rome, et, entre autres, celle de Vigna Randanini. 

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