Quand les témoins sortent de la nuit

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Quand les témoins sortent de la nuit

Par Fabrice ROMANET


Annette Wieviorka, L’ère du témoin, Paris, Fayard , 2013, Collection Pluriel. 


Le lundi 27 janvier 2020, alors qu’a été commémoré le 75e anniversaire de la découverte d’Auschwitz-Birkenau, le plus grand camp du système concentrationnaire nazi et le centre de mise à mort où furent assassinés 1,1 millions de Juifs d’Europe, quelques 200 survivants venus du monde entier ont tenu à faire porter leur voix. Une voix affaiblie par le temps et l’épreuve, mais une voix forte et nécessaire, contenant celles de tous les disparus. Le temps des témoins, encore audibles, s’achève, au rythme de leur progressive extinction. Aussi est-il plus que jamais essentiel de rappeler le travail d’Annette Wieviorka : L’ère du témoin. Dans cet essai paru en 1998, l’historienne analyse avec rigueur et finesse la place du témoignage, ses mutations, dans la perception du destin des Juifs d’Europe comme dans l’écriture même de l’Histoire. 

***

Ne pas oublier, raconter, écrire

Cette double posture réflexive est d’ailleurs contenue tout entière, en ouverture de son ouvrage, dans la citation des dernières paroles de l’historien Simon Doubnov, prononcées juste avant son assassinat par un milicien letton lors de la liquidation du ghetto de Riga, le 8 décembre 1941 : « Bonnes gens, n’oubliez pas, bonnes gens, racontez, bonnes gens, écrivez ! »
Ne pas oublier, d’abord, en témoignant de ce monde englouti.
Raconter, ensuite, afin d’assurer l’avènement du témoin.
Écrire, enfin, pour faire coexister témoignages et œuvres historiques.
Tel est le triptyque que déplie Annette Wievorka duquel émerge une réflexion subtile et vive sur les rapports entre le témoin et l’historien, entre le témoignage et l’Histoire. Car « le témoignage ainsi se détache de l’Histoire, s’éloigne encore de l’événement, un peu à la façon dont se propagent les ondes d’un séisme à partir de son cœur (…) L’écho des événements renseigne sur la puissance de l’événement, mais ne rend pas compte de ce qu’il a été » (Épilogue, p. 185). A l’historien donc, de faire son métier, à savoir :  produire un récit historique.
Ce récit historique, Annette Wieviorka le compose en trois parties, qui rythment L’ère du témoin et qui ne cessent de questionner le rapport entre le récit mémoriel et l’Histoire : Comment questionner le témoin pour recomposer les cadres d’une époque ? Comment appréhender une somme de représentations portées par une parole, parfois longtemps tue ? Quelles postures observer, à partir d’une matière vivante, pour mener l’écriture d’un passé révolu et paradoxalement toujours vif ?

Une transmission laborieuse

Il est indispensable de souligner d’abord le temps qui s’est écoulé entre l’événement lui-même et la transmission de sa mémoire. Il a fallu en effet plus de vingt ans pour que la figure du témoin apparaisse comme un « vecteur » nouveau, comme une source supplémentaire à la compréhension des processus ayant abouti à la « destruction des Juifs d’Europe ».
Cependant la transmission de cette parole n’est jamais allée de soi, en raison du poids du souvenir et du poids de la culpabilité ; chaque fois, et pour chacun, souvenir et culpabilité avaient été, au mieux tus, au pire, étouffés par un silence mortifère. Pourtant, une parole finalement commune s’est rassemblée et a cristallisé la mémoire de la Shoah autour de moments et d’étapes individuels qui sont apparus comme autant d’événements récurrents et collectifs, révélant l’ampleur de la politique antisémite et génocidaire mise en œuvre à l’échelle européenne entre 1933 et 1945. Les paroles libérées de chaque déporté se sont toutes rejointes pour dresser le constat d’un processus systémique en quatre temps : l’exclusion, la répression et les rafles, l’absence et le vide, la survie des enfants cachés.
Cette parole du témoin à l’origine individuelle puis finalement collective, s’est retrouvée confrontée à l’impossible « travail du deuil ». Cet impossible travail est le résultat de trois paradigmes qui ont jeté un éclairage singulier sur la mémoire de la Shoah : l’incapacité volontaire -exprimée par le silence- à accepter la mort (les enfants confrontés à l’absence ont longtemps espéré un éventuel retour de leurs proches), l’incompréhension, la sidération face à un processus de mort inconcevable, l’absence de preuve tangibles permettant d’accepter la mort. Ces trois paradigmes ont alors entravé toute ritualisation de la mort qui, seule, contribue au travail de deuil.  

Le passé réanimé, le passé recomposé, le passé « inventé »

Pourtant, les ressorts de la « réanimation du passé » ont progressivement fait leur œuvre. Certes, et il faut bien le reconnaître, des événements indépendants des témoins ont contribué à ce réveil de la mémoire : le procès Eichmann, la sortie quasi simultanée du film de Max Ophuls, Le Chagrin et la Pitié et de l’ouvrage de Robert O. Paxton, la France de Vichy, au début des années 1970 furent d’indéniables libérateurs de parole. Pourtant, il faut aussi, et peut-être surtout, compter sur le cheminement personnel et intérieur de chaque témoin puisque les mots ont resurgi à « l’âge qu’avaient leurs parents pendant la guerre » et au moment où « leurs enfants avaient atteint l’âge qu’ils avaient alors eux-mêmes ».
Environnement extérieur et identification personnelle ont donc joué comme une maïeutique de la mémoire autorisant l’oralité du souvenir et sortant le « chagrin du silence ».  Ce processus de résilience, face à l’âge et à la posture des témoins désormais passeurs de mémoire, s’inscrit en outre plus largement, grâce au travail de deuil, dans une quête identitaire personnelle mais aussi collective au sein d’une communauté juive en « diaspora ». Pour cela, il convient de considérer le témoignage comme une source à part entière et  de le replacer dans une logique d’analyse à différentes échelles. Le chercheur peut alors développer une démarche inductive qui privilégie de facto une entrée par la micro-histoire pour s’ouvrir progressivement vers une perspective de contextualisation. En effet, en partant d’une échelle réduite, le chercheur enquête sur des individus singuliers non considérés comme représentatifs d’une catégorie sociale mais dont l’étude révèle un ensemble de caractères propres au monde auquel il se rattache. Ces caractères additionnés, juxtaposés sont alors un moyen de plonger dans un univers mental spécifique ordonnant les représentations d’une époque.
L’historien fouille alors un ensemble d’informations, d’opinions et de croyances qui met en lumière les systèmes d’interprétation en usage chez « l’individu-témoin » et qui expliquent sa relation au monde.  Il s’attache à prélever une somme de détails, d’indices et de traces qui sont autant d’objets concourant à appréhender les perceptions que l’individu se fait de son époque à partir de son récit et de ses éléments de langage. Les réflexions récentes, notamment autour du travail de Claire Zalc et de Tal Bruttmann, mettent en évidence les résultats d’une telle démarche à partir de la construction d’objets spécifiques au travers de témoignages et de d’archives renouvelées. Dès lors « le local n’y est pas pensé comme la démultiplication d’un même schéma directeur sur des territoires géographiques ensuite comparés et ajoutés les uns aux autres, mais comme une échelle d’observation dont l’usage doit produire des effets de connaissances spécifiques sur lesquels il convient, précisément, de réfléchir » (Pour une microhistoire de la Shoah, sous la direction de Claire Zalc et Tal Bruttmann, Le Seuil, 2012). Cette démarche permet ainsi de saisir autrement un phénomène global en le passant et le pensant à loupe, pour mieux cerner des comportements individuels « dans leurs environnements sociaux pour conférer à ceux-ci une valeur explicative propre ».
Telle est la démarche de Ivan Jabonkla destinée à écrire l’histoire de ses proches (Histoire des grands-parents que je n’ai pas eus, Le Seuil, 2012), ou celle de Nicolas Mariot et Claire Zalc centrée sur l’approche prosopograhique  insistant sur le fait que « l’enquête   par traces a été menée d’abord pour tenter de réparer et de parer aux vides laissés par les disparus de leurs familles » et a pour originalité de souligner que des « décisions individuelles ou familiales des victimes, volontaires ou imposées, ont toujours une épaisseur sociale ; elles n’ont de sens que dans les limites circonscrites d’un milieu de vie où sont repérées et analysées les relations entre les gens et les ressources dont ils disposent ». Grâce à cette lecture microhistorique, l’enquêteur invente –dans le sens de découvrir- des destins qui tiennent comptent d’autant de déterminismes, de hasards, d’arbitraires nourrissant l’habitus des itinéraires.
Dans cette perspective, l’historien portera son attention sur le langage, vecteur des représentations et de l’opinion d’un temps donné. D’où la nécessité de mener et de construire une analyse en recentrant sur le sens contemporain des mots liés à l’événement étudié. Revenir à la langue, cerner l’importance du vocabulaire et des champs lexicaux pour plonger dans une époque. Décrypter et déconstruire les discours pour en saisir la portée, le sens et s’emparer de l’univers mental qui les sous-tendent. Il va de soi que le langage apparaît comme porteur de sens, comme outil de formalisation extérieure d’une pensée intériorisée.
Le travail de l’enquêteur-historien devient alors celui d’un critique d’art qui analyse une toile ou mieux encore celui d’un copiste qui tente de recomposer l’œuvre en s’immergeant dans les intentions de l’artiste pour saisir la lumière qu’il coucha sur la toile ou approcher les mouvements de la main qui guidèrent le cheminement du pinceau. Il peut ainsi non seulement s’inscrire dans une quête de la vérité, du geste juste, ou bien alors inventer, dans des espaces de liberté qu’il se ménage au fil de la recomposition du tableau, afin de cerner les intentions, de progresser par hypothèses et de reconstruire la carte mentale ayant produit le modèle d’origine.  Reconstruire les représentations par une analyse du langage certes mais en considérant toujours les limites ou bien les freins à l’objectivation du passé. 

Les étapes de la remémoration

Ce rapport au témoignage et à l’Histoire est alors pensé par Annette Wieviorka dans une perspective chronologique, pour la France depuis 1945. Il y a des étapes de la remémoration ; il y a une histoire de la mémoire et du témoignage.
Force est de constater qu’il aura fallu d’abord prendre conscience du gouffre béant laissé par ce monde juif englouti.  Cette prise de conscience s’est en effet nourrie des premières traces des victimes elles-mêmes, écrivant et conservant leurs relations des persécutions, depuis les ghettos aux camps de concentration, jusqu’aux centres de mise à mort. Une parcelle de ces témoignages nous est parvenue « afin que le monde sache ». Le parcours le plus emblématique reste celui d’Emmanuel Ringelblum, historien installé à Varsovie , qui voulait à l’origine promouvoir une histoire sociale des Juifs d’Europe. Se nourrissant des travaux de Simon Doubnov qui, le premier, insista à la fin du siècle précédent, en Russie, sur la nécessité de la collecte de matériaux bruts pour écrire une l’Histoire, Ringelblum pensait les liens inextricables entre Juifs et Polonais. Il entama donc une entreprise collective destinés à faire prendre conscience aux Polonais que les Juifs ne sont pas un « autre » indifférencié, mais un groupe national divers et complexe, profondément enraciné en Pologne. Son œuvre, pensée d’abord comme une histoire des relations judéo-polonaises, prit une forme d’urgence à partir d’octobre 1939. Il entreprit en effet de rassembler systématiquement les documents touchant le sort des Juifs de Pologne et constitua autour de lui un groupe de bénévoles du nom de « Oyneg Shabesse » : « Délice du Sabbat », en yiddish. Le devoir de mémoire se nourrit d’une action de résistance permanente au cœur du ghetto, de sa création à sa liquidation et lors des déportations vers le centre de mise à mort de Treblinka.
« Si Ringelblum et sa famille périrent en mars 1944, comme la majorité des quelques soixante membres de ce réseau — historiens, sociologues, économistes, éducateurs, écrivains, poètes, en sorte qu’aucun domaine de la vie ne soit ignoré —, le groupe réussit à travailler d’arrache-pied jusqu’au printemps 1943, pour écrire la chronique de la disparition de la communauté yiddish. Sentant l’imminence d’une fin proche, les archivistes réussirent à cacher des milliers de documents dans des bidons de lait ou des boîtes en fer-blanc avant de les enterrer » (in S. Kassov, Qui écrira notre histoire ? Les archives secrètes du ghetto de Varsovie, 2007).

Ce monde englouti nous est connu par une partie de ces témoignages enfouis, constituant une mémoire collective « en dehors de l’air du temps [car] elle ne présente pas [encore] d’usage politique ». Cependant, le procès d’Adolf Eichmann à Jérusalem en avril 1961 est, selon Annette Wieviorka, « un véritable tournant dans l’émergence de la mémoire du génocide » parce que les témoignages deviennent des outils pour la justice et sont autant de preuves permettant de déterminer les différents chefs d’accusations, parmi lesquels les crimes contre le peuple et les crimes contre l’humanité. Par ce procès même, les contemporains assistent à « l’avènement du témoin ». Il offre désormais un rôle social au témoignage puisqu’il donne aux survivants une identité visible et reconnue. Pour Guideon Hausner, procureur général d’Israël, qui mène l’accusation contre Eichmann, il s’agit de « tout autre chose que d’enrichir pour l’avenir la Bibliothèque de l’Histoire » (p. 95). « Le seul moyen de faire toucher du doigt la vérité était d’appeler les survivants à la barre en aussi grand nombre que le cadre du procès pouvait l’admettre et de demander à chacun un menu fragment de ce qu’il avait vécu. Le récit d’un certain enchaînement de circonstances fait par un seul témoin est suffisamment tangible pour être visualisé. Mises bout à bout, les dépositions successives de gens dissemblables, ayant vécu des expériences différentes, donneraient une image suffisamment éloquente pour être enregistrée. Ainsi espérais-je donner au fantôme du passé une dimension de plus, celle du réel » (p.97). La parole du témoin devient donc, avec force évidente, parole de vérité. Si le procureur ne remet pas en cause le travail des historiens à partir des archives pour écrire et interpréter l’enchaînement des événements, il met en lumière ce qui pour lui souligne l’importance de chaque témoignage, cette « immédiateté de ces récits à la première personne agit comme le feu dans la chambre réfrigérée de l’histoire », p. 97. D’ailleurs, ce qui marque durablement ce procès n’est plus la personne de l’accusé à l’intérieur de sa cage de verre, exposé au regard des caméras de Leo Horwitz qui enregistre, pour l’Histoire et la mémoire collective, les déclarations de Eichmann. Ce que le monde attend, ce que le monde écoute, ce que le monde éprouve, ce sont d’abord les paroles de chaque témoin, amplifiées par le lieu dans lequel elles sont prononcées. Cent onze témoins se succèdent à la barre, non pour « accumuler de la douleur et de la colère (…) [mais] pour mettre en lumière le massacre dans ses détails (…) Ils furent l’essence du procès car ils étaient les délégués autorisés de l’holocauste. Ils étaient les faits », p.115.

Le procès a donc libéré la parole et permis au survivant d’acquérir « son identité sociale de survivant, parce que la société la lui reconnait » désormais (p.117). Mais au-delà de l’avènement du témoin, il oriente également la collecte systématique des traces et des faits vers le témoignage audiovisuel, imprimant des récits de vie dans l’espace public au prisme d’une « télévision de l’intimité ». Cette évolution permet de aussi bien de constituer le fonds des « Archives d’histoire orale » que de donner la parole à des femmes et à des hommes « qui n’ont ni le désir, ni peut-être la capacité de coucher par écrit le récit de leur propre vie ». Mais, la manière de collecter, largement formatée par l’entreprise de la fondation de Steven Spielberg, entraîne indéniablement un nouveau rapport à l’histoire. Annette Wieviorka montre que le « témoignage s’adresse au cœur et non pas à la raison. Il suscite la compassion, la pitié, l’indignation, la révolte parfois » (p. 179) et questionne d’autant plus, en tant que source, le métier d’historien puisqu’il est essentiellement nourri d’une dynamique mémorielle fondée sur la construction-reconstruction. Ainsi le témoignage s’apparente à une vérité qui n’est qu’individuelle et partielle et dont la puissance émotionnelle parait peu compatible avec la rigueur de la construction du récit historique. Alors que certains historiens, tels Raul Hilberg, préfère s’en tenir aux documents bruts, Annette Wieviorka propose d’y rechercher autre chose que des événements, des dates, des chiffres…  Elle considère en effet que le témoignage est l’occasion d’une « rencontre avec une voix humaine qui a traversé l’histoire, et, de façon oblique, la vérité non des faits, mais celle plus subtile mais aussi indispensable d’une époque et d’une expérience », p. 168. 

***

« L’ère du témoin » a fait son entrée dans le champ de l’Histoire avec les legs de la Seconde Guerre mondiale et l’impérieuse nécessité de raconter la destruction d’un peuple. Le débat s’est articulé alors entre le devoir de mémoire, souvent instrumentalisé par l’instance politique et, d’autre part, le travail historique. Mais finalement, « quand la trace s’estompe avec le temps, reste l’inscription des événements dans l’histoire qui est le seul avenir du passé », p. 185.


Bibliographie

  • Yves Chevalier, « WIEVIORKA (Annette), L’Ère du témoin », Archives de sciences sociales des religions [En ligne], 110 | avril-juin 2000, document 110-50, mis en ligne le 19 août 2009, URL : http://journals.openedition.org/assr/20611
  •  Ivan Jablonka, Histoire des grands-parents que je n’ai pas eus, Paris, Le Seuil, 2012
    Une œuvre littéraire qui respecte rigoureusement la méthode scientifique de l’histoire pour partir sur les traces des grands-parents que l’auteur n’a pas connus. A partir d’une vingtaine de dépôt d’archives, il redessine le parcours de Matès et Idesa Jablonka, Juifs communistes polonais, pourchassés sous le régime de Vichy. 
  • Samuel D. Kassov, Qui écrira notre histoire ? Les archives secrètes du ghetto de Varsovie,Paris, 2007, Collection Champs Histoire.
    L’historien, déployant un talent évident de conteur, écrit l’histoire non seulement d’Emmanuel Ringenblum et de sa  famille,  mais aussi de l’historien et de  son groupe Oneyg Shabesse.  Témoignage sur la vitalité de la cuture yiddish, c’est aussi le récit de sa destruction et de son peuple lors de la Shoah.
  • Claire Zalc et Tal Bruttmann (sous la direction de), Pour une microhistoire de la Shoah, Paris , Le Seuil, 2012.
    Une nouvelle approche de l’histoire de la destruction des Juifs d’Europe jouant des changements d’échelles qui privilégie le cadre monographique et des clés de comparaison afin de situer le particulier dans le général et de multiplier les angles d’observation.  

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